Crying Freeman

Interdit au moins de 18 ans | 1995 | Action, Crime | 1h 42min

Synopsis : Emu O’Hara, jeune peintre, est témoin du meurtre d’un gangster japonais sur les hauteurs de San Francisco. Le meurtrier, un élégant et beau jeune homme, verse une larme de remords. Cette marque d’humanité n’échappe pas à la jeune femme qui se sent, depuis l’enfance responsable de la mort tragique de ses parents. De retour à Vancouver, Emu est devenue un témoin capital que se disputent la police et le puissant chef yakuza Shimazaki, père du gangster exécuté par Crying Freeman.

Adaptation du manga éponyme de Kazuo Koike et Ryôichi Ikegami

Réalisateur : Christophe Gans

Avec : Mark Dacascos, Byron Mann, Masaya Kato, Tchéky Karyo, Julie Condra, Yoko Shimada, Rae Dawn Chong, Kevan Ohtsji, Mako

Le manga transcendé
Christophe Gans signe ici un chef-d’œuvre absolu d’adaptation manga, un film qui comprend viscéralement son matériau source tout en l’élevant au rang de pure poésie cinématographique. Chaque plan est un tableau vivant — la photographie, somptueuse, oscille entre l’encre noire des séquences d’assassinat et la lumière dorée des scènes d’amour, créant un contraste visuel saisissant.
Mark Dacascos EST Crying Freeman. Sa présence physique magnétique, son regard habité de mélancolie, sa grâce martiale — tout converge vers une incarnation parfaite. Les chorégraphies de combat atteignent une élégance rare, filmées avec une fluidité qui refuse le découpage frénétique au profit de la lisibilité et de la beauté du geste.
La mise en scène de Gans révèle une maîtrise stupéfiante pour un premier long-métrage : ralentis picturaux, composition des cadres d’une précision maniaque, sens du rythme implacable. La musique de Patrick O’Hearn enveloppe le tout d’une sensualité envoûtante. L’histoire d’amour entre Yo et Emu possède une intensité tragique qui ancre émotionnellement un récit autrement impitoyable.
Un film culte qui n’a jamais reçu la reconnaissance qu’il mérite — du cinéma d’action érigé en art.

   Note : ❤️

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